Quand les colonisateurs Français découvrent Hammam Sidi Bouhanifia

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Quand les colonisateurs Français découvrent Hammam Sidi Bouhanifia

Message  Mokhtar le Mer 16 Mar - 13:10

Quand les colonisateurs Français découvrent Hammam Sidi Bouhanifia

Les auteurs de cet article, écrit en 1841, l’appellent « Hammam Sidi Ben Ennefia »

« Hammam Sidi Ben Ennefia est situé sur la route de Mascara à Tlemesen, à une journée de marche de la première de ces villes (de 6 à 7 lieues).

L'eau sourde d'un terrain calcaire, d'où elle s'écoule dans plusieurs petits bassins. De là elle pénètre dans un marabout, où elle est reçue dans des baignoires, pour l'usage des malades.
Le marabout a été construit il y a environ cinquante ans, d'après les ordres du Bey de la pro-vince. L'eau en sort pour se jeter dans l'Oued-el-Hammam, qui, un peu plus loin, dans le nord, prend le nom d'Oued Habra. Celle-ci se joint bientôt après au Sig, et forme avec elle l'Oued-Macta, qui va se jeter à la mer, à l'est du vieil Arzew.

Les eaux d'Hammam Ben Ennefia jouissent d'une grande renommée dans la province et jusques dans le Maroc, d'où viennent des malades pour en tirer usage. Elles sont sous la direction d'un marabout non moins vénéré pour sa réputation de sainteté que pour la facilité qu'on lui accorde de donner des sorts et des maladies aux infidèles.
Les maladies dominantes parmi les Arabes qui se rendent aux eaux d'Hammam Sidi Ben Ennefia, sont des maladies de la peau, des affections syphilitiques, des engorgemens abdomi-naux, etc.


Hammam Ben Ennefia a été aperçu par le botaniste Desfontaines, qui en parle en ces termes:
« On y voit, parlant de la vallée de l'Oued-el-Hamman, on y voit de gros rochers de roche calcaire percés d'un grand nombre de trous. II en sort plusieurs ruisseaux d'eau chaude, dont l'un fit monter le thermomètre à 50°. Les eaux ne laissent aucun dépôt; elles sont limpides et bonnes à boire, lorsqu'on les a laissés refroidir. » Fragments d'un Voyage dans les régences de Tunis et d'Alger, fait de 1783 à 1786. (Paris, 1838. )
Nous devons à M. le docteur Vilon, alors chirurgien en chef de l'hôpital de Bougie, l'envoi des eaux thermales de Beni-Sermen; à M. le docteur Warnier, alors chirurgien attaché au consulat de Mascara, celui des eaux de Sidi Ben Abdallah, de Sidi Bouzide, de Sidi Ben Chfla ; à M. le docteur Varlet, alors chirurgien à l'hôpital d'Oran, celui des eaux d'Hammam Ben Ennefia. L'analyse que nous venons de donner de ces différentes eaux, est due à M. Tripier, pharma-cien aide-major, à l'exception de celle d'Hammam Ben Ennefia, qui a été faite par M. Laporte, pharmacien major."

Extrait de :
« Gazette médicale de Paris », Volume 9, Numéros 1 à 51, 1841, page 107

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